Bien plus Sang que Or:
La seconde saison de Lamine commence sous les meilleurs auspices. La mise en fonction de Rolland Courbis en poste d'entraîneur ne semble pas avoir affecté l'ambiance du groupe mais malgré tout quelques changements dans l'effectif pro fût opéré, notamment en attaque, qui semblait pourtant le point fort des sang et or lors du précédent exercice. Esteban Fuertes ainsi que le Sénégalais et futur grand ami de Lamine, El Hadji Diouf ont été recruté afin de palier au départ de Pascal Nouma à Besiktas ainsi que celui de Joseph Désiré Job à Milddlesbrough.
Lamine entama donc cette saison tambour battant, avec un somptueux retourné face aux allemands de Stuttgart en coupe intertoto, lors du premier match officiel en ce début de saison il semble déjà mis en confiance grâce a ce but et a la victoire des siens. Mais très vite c'est un tout autre son de cloche qui est réservé à l'ancien Nîmois, en effet le match retour sera plus délicat et les Lensois s'inclinerons 1-0 et sortirons la tête basse, à l'image d'un Lamine Sakho désabusé, de cette coupe qui leur aurait permit de goûter au folle joie de la coupe UEFA.
Puis et ce, même malgré un but lors de la deuxième journée face à Guingamp, Lamine va connaître le sort de la concurrence qui verra son entraîneur, en quête de point dans un début de saison difficile, à chambouler son effectif afin de trouver la meilleure composition possible. Très vite, lui est préféré l'argentin Esteban Fuertes qui évolue seul en pointe, ce qui donne a Lamine et a ces autres compère d'attaque un plus faible temps de jeu. De plus la véritable éclosion du tout jeune Sénégalais El Hadji Diouf, ne sera pas la pour aider un joueur qui commence a douter.
Mais le véritable tournant de la saison pour lui aura lieu le 20 janvier 2001, après 120minutes de folie de la part de toute une équipe, notamment de l'arrière latéral Cyril Roll, contre Troyes (match qui semblait pourtant anodin) la sentence des tirs au but est là pour rappeler sa cruauté, lorsque l'enfant de Louga, quatrième tireur Sang et Or a s'élancer, (après les tirs réussi par Brunel, Diouf et Sikora) envoya un ballon bien trop mou dans les gants d'un Heurtebis des grand soir, qui n'en demandais pas tant. Quelques secondes plus tard le Troyen Nicolas Goussé envoya Troyes en 16é de final, devant un publique lensois désabusé et contestateur.
L'image de la soirée restera sans aucun doute celle d'un Lamine Sakho effondré dans les bras de son coéquipier et ami El Hadji Diouf. La fin de saison connaîtra pas meilleur sucée que ce soit pour le Sénégalais comme pour son club, Rolland Courbis démit de ces fonctions sera remplacer par un interne en la personne de George Tournay et le club finira à une quatorzième et très décevante place en division 1. Lamine pour sa part finira la saison avec un capital but inférieur à ces ambitions de début de saison (8buts toute compétitions) et semble malgré tout vouloir, d'après ces propres mots, « tout casser ».
La saison 2001-2002, est un véritable tournant dans la carrière de Lamine Sakho. En effet, le repositionnement, par le nouvel entraîneur Joël Muller (le 5é entraîneur à Lens en deux ans), de Daniel Moreira, et l'éclosion de ce dernier provoque rapidement la mise sur le banc du Sénégalais dès le début de la saison.
Outre le match d'ouverture contre Lyon (futur champion, devant lens) Lamine aura plutôt un rôle de joker. Et quel meilleur exemple que celui du match Lens-Marseille comptant pour la 3é journée de la saison, le 11 août 2001 au stade Bollaert ? Alors que le Racing Club de Lens se trouvait bousculé par une équipe Olympienne bien en jambe, Joël Muller se décidait de faire rentrer Lamine à la pose, et quel choix tactique, en effet le numéro 9 lensois envoyait aux charbons l'OM et par la même occasion lançait comme il se doit la folle saison lensoise : il s'enfonce tout d'abord dans la défense sudiste, après une multitude de dribbles, et trompe Runje d'une frappe rasante (60é). Puis suite à une erreur dans la relance de Leboeuf, Diouf centre pour l'incontournable et opportuniste Sakho qui reprend d'une tête lobée. Le gardien marseillais est une nouvelle fois battu.
En l'espace de cinq minutes il fait oublier aux supporters Lensois une saison 2000/20001 bien pâle. Mais inconsciemment il vient aussi de séduire le grand patron de l'OM a l'époque, Bernard Tapie, le pousse levé après le second but du Lensois, qui en dit long sur l'admiration qu'il a pour le joueur et qui en fera lors du mercato, le janvier suivant, sa priorité de recrutement.
Quelques semaines plus tard Lamine, en pleine confiance, inscrit un but inspiré contre le LOSC à Bollaert, avant que Dagui Bakari réduise le score (1-1). Mais voila Joël Muller, satisfait de l'apport du joueur en tant que remplacent, ne lui permet pas de s'exprimer pleinement au sein de l'attaque Lensoise, malgré des efforts convaincants. Et ce qui était redouté arriva, Lamine se voyait gentiment poussé vers la sortie. Le 18 décembre il marque son dernier but pour Lens sur un penalty contre Nantes (3-0). Comble du destin trois jours plus tard, il endossa sans vraiment le savoir pour la dernière fois la tunique sang et or, contre...MARSEILLE au Vélodrome, ou quelques mois plus tard il fera le bonheur des supporters Olympiens.
Mon avis personnel : « Après une première saison au sein de l'équipe Lensoise réussi, il traversa des passes difficile lors de la suivante, proposant à ces dirigeant le meilleur comme le pire de lui-même. Après donc une saison en demi-teinte il avait a c½ur de se « racheter » auprès des supporters comme de ces supérieurs. Le début de saison 2001-2002 semblait pourtant être l'une de ses meilleurs. Mais la satisfaction qu'il procurait à Joël Muller en tant que Joker, qui pouvait changer la physionomie d'un match lui fît défaut. Faim de but et de temps de jeu, il décidait donc de changer d'air, et le club Marseillais en la personne de Bernard Tapie fît des pieds et des mains pour enrôler le Sénégalais. Séduit par le discours Olympiens il s'engagea donc pour le club phare de la division 1 (certes en perdition a l'époque). Ce choix me semblait être le bon, car j'étais persuadé qu'il pouvait retrouver un poste de buteur incontestable...mais pour combien de temps ? »
Les stats:
*Saison 2000/2001
Numéro : 20
Championnat : 15matchs – 6buts
- 2é journée : Lens 3 Guingamp 2 (1but)
- 14é journée : Lens 4 Bastia 0 (2buts)
- 17é journée : Lens 4 Monaco 3 (1but)
- 27é journée : Lens 1 Rennes 2 (1but)
- 28é journée : Sedan 2 Lens 2 (1but)
Coupe Intertoto : 2matchs – 1but
- 3é tour allée de la coupe Intertoto : Lens 2 Stuttgart 1 (1but)
Coupe de France : 1match – 0but
Coupe de la Ligue : 1match - 1but
- 16é de final de coupe de la Ligue : Lens 4 Nîmes 0 (1but sp)
*Début de Saison 2001/2002 : jusqu'au 19 janvier 2002
Numéro : 9
Championnat : 15matchs – 4buts
- 3é journée : Lens 2 Marseille 0 (2buts)
- 5é journée : Lens 1 Lille 1 (1but)
- 18é journée : Lens 3 Nantes 0 (1but sp)
Coupe de la Ligue : 1match – 0but
Coupe de France : 1match – 0but